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« Poème sans titre »
Il était depuis toujours Il est maintenant, ici et partout Il sera toujours Il a tout créé Il crée toutes choses Il créera encore Il sépara les ténèbres de la lumière Il dit… et cela fut - et cela était bon Il sépara les eaux du firmament Il dit… et cela fut - et cela était bon Il sépara les océans de la terre Il dit… et cela fut – et cela était bon Il couvrit la terre de verdure Il couvrit les monts de forêts Il ensemença les vallées Il mit des fruits sur les arbres Il dit… et cela fut – et cela était bon Il créa tous les animaux vivants Il en mit dans les eaux, sur la terre et dans les airs Il les fit prospérer… cela fut – et cela était bon Enfin Il fit un être à son image Il fit un être à sa ressemblance – l’homme Il donna à l’homme une compagne Cela était bien Il les laissa choisir entre l’erreur et la vérité Il les laissa libres d’obéir ou de désobéir… Il veillait sur eux, Comme un père aimant laisse ses enfants apprendre la vie. Mais que de soucis ils Lui ont faits ! © Clementia PENSEES DE MARIE-MAGDELEINE
N'être qu'humble servante Et confidente du Maître ; Veiller à son bien-être Et seconder sa mère. Accepter ses périples Et la foule de ses disciples, Les vivats et les hosannas De tous ceux qui l'acclament, Mais aussi la jalousie, la haine, Les critiques et les complots De ceux qui pour un fou le prennent. Accepter que son divin coeur Déborde d'un ineffable amour Pour chaque être, sans différence. Comprendre les regards amoureux Des femmes qui croisent sa route Et l'adoration de tous ceux qui l'écoutent. Vivre, effacée, dans son ombre. Ne donner de moi que l'image De la pécheresse repentie ; Mes longs cheveux sur ses pieds, L'oindre du parfum d'adoration. Pourtant être son âme soeur, Son épouse mystique. L'accompagner en pleurs Au long de son supplice, Puis trouver avec stupeur Son tombeau ouvert et vide : Le rencontrer la première Au jardin de la résurrection. A nouveau témoigner, Le coeur serein et joyeux, De son triomphe sur la mort Et partager en louanges Tant de bénédictions. Je suis à mon Bien Aimé, Mais Il n'est pas à moi. Mon Bien Aimé n'est à personne, Mais Il s'est donné Et chaque jour se redonne, Avec tant de divin amour, Pour sauver le monde. © Clementia 02 octobre - 05 octobre 2005
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O DIEU DE MON COEUR... O Dieu de mon coeur, Toi qui créas toutes choses pour le Bien, Toi qui veilles sur Ta création, et sur l'accomplissement de Ton plan, Toi qui mets en chaque être l'aspiration, et qui par conséquent influenças mon désir de Te servir, à travers Tes créatures, qui sont mes semblables créées à Ton image, Tu me connais, car Tu veilles sur chaque grain de poussière, Tu connais donc mes instants de découragement, d'impatience, de colère, de méchanceté, quand la tâche qui m'a été confiée me pèse, me semble trop grande, et que j'ai l'impression de ne jamais pouvoir me mettre à jour avec mon travail. Tu connais les moments où la fatigue me terrasse, et Tu connais les murmures et les cris de mon coeur. C'est Toi seul qui peux me redonner courage, patience, calme, amour, afin que je puisse à nouveau vivre vraiment pour Toi et pour Tes créatures. C'est Toi qui me redonnes la confiance et la force nécessaires pour abattre les multiples tâches, humbles et pourtant tellement utiles, d'un coeur de plus en plus léger. C'est Toi qui pardonnes mes instants de découragement et de désespoir, et qui me redonnes la joie et la vigueur pour que montent à nouveau vers Toi les louanges de mon coeur. A nouveau, aujourd'hui, comme à chaque instant de mon existence, Tu as renouvelé mes forces pour Te servir, et pour tout cela je veux Te rendre grâces à chaque instant de mon humble existence. Amen © Clementia A TOUS LES HOMMES SANS VOIX
Ont-ils trop parlé Ont-ils trop crié Ont-ils trop manifesté Leur volonté Leur désir de tout changer Leurs voix se sont éraillées Ils ne peuvent que murmurer Seuls leurs yeux peuvent encore supplier Mais va-t-on seulement les écouter Face à eux tout un tumulte Un tintamarre qui éclate Des mots de haine qui s'abattent Sur des foules en révolte Lasses de plier sous les diktats Des fusils et des canons qui pétaradent Et des villes que l'on bombarde Sur les champs des batailles point ne s'attarde La Faucheuse qui balaie tous leurs camarades Elle est impitoyable la Camarde Ces hommes sans voix sous la torture Dans ces geôles on les emmure Loin de leurs familles quelle déchirure Les bourreaux que la haine défigure N'auront pas leur âme qui malgré tout restera pure Intact doit rester leur coeur et leur volonté dure Les coups les sévices et les supplices ne sont plus qu'égratignures Face à l'idéal qui les anime et les empêcha d'être parjures Qu'à jamais tous ces héros sans voix et sans figure Soient des exemples et qu'en nous leur mémoire perdure © Clementia 04 octobre 2005
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Seigneur, fais de nous des Artisans de Ta paix. Dieu d'altruisme et de partage, enlève de nos cœurs l'égoïsme et mets en nous Ta sainte paix, pour que nous puissions penser aux autres avant de penser à nous. Dieu d'amour, enlève de nos cœurs la haine et la méchanceté ; insuffle en nous Ton saint amour, pour que nous puissions rayonner de Ton amour pour chacune de tes créatures. Dieu de miséricorde, enlève de nos cœurs l'auto-satisfaction et la prétention à vouloir juger autrui ; donne-nous l'esprit de pardon, pour que nous le semions partout où règne l'offense. Dieu de réconciliation, qui veux que nous soyons tous unis comme Toi, Père Fils et Saint-Esprit, Tu es Un, enlève de nos cœurs toutes les barrières et les murs que nous mettons sans cesse entre nous, et donne-nous de créer des ponts pour réunir tous ceux qui sont divisés. Dieu de lumière, enlève de nos cœurs les noirs nuages de l'erreur et de l'ignorance ; fais briller en nous Ta lumière, pour que nous puissions la faire rayonner dans la nuit du monde. Dieu de joie, enlève de nos cœurs l'apitoiement sur nous-même et mets en nous la jubilation, pour qu'à tous ceux qui sont tristes nous apportions Ton réconfort. Dieu créateur, par qui seul tout existe, viens au secours de notre incrédulité et augmente en nous la foi, pour que nous devenions un vivant témoignage de notre confiance en Toi auprès de tous ceux qui doutent et Te cherchent. Dieu d'espérance, enlève de nos cœurs le découragement ; mets en nous les certitudes et la confiance en Toi, pour que nous redonnions l'espoir à tous ceux que le désespoir abat. Dieu de réconfort, sèche nos larmes et fortifie-nous, pour que nous puissions consoler ceux qui pleurent. O Dieu, Toi qui sais tout, viens au secours de nos faiblesses, envoie-nous Ton Esprit, pour que nous comprenions Ta sainte volonté et pour que nous puissions guider vers Toi ceux qui Te cherchent sans Te connaître. O Dieu généreux, Toi qui donnes sans compter, enlève de nos cœurs le matérialisme, l'envie et le calcul ; emplis-nous de Ta plénitude, pour que nous donnions sans compter avec altruisme et sans rien vouloir en retour. O Dieu de fraternité, Toi qui nous protèges et qui guides nos vies, enlève de nos cœurs le souci de nous-même, mets en nous l'esprit de partage, pour que nous retrouvions le chemin du cœur de nos frères et sœurs. O Dieu de vie, donne-nous de mourir à notre ancienne nature, pour que régénérés par Toi nous vivions déjà consacrés à Toi dans l'attente de la vie éternelle que Tu nous donneras au jour et à l'heure voulus par Toi. Donne-nous d'être, dès maintenant et pour toujours, des Artisans de Ta Paix, pour Ta seule gloire, aux siècles des siècles... Amen (© Clementia, d'après une prière de Saint François d'Assise)
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