PLUIE
Les nuages déversent des flots de chagrin
Jusque dedans mon cœur de désespoir empreint.
Gris dans le ciel, et gris dans ma maison sombre
Durant ces longs jours où je crois être une ombre...
Où est ma jeunesse gaie et insouciante ?
Je vieillis, m'empoussière, deviens méchante...
Mes enfants bruyants, sales et désordonnés...
Mon mari, ce râleur, qui ne sait que grogner...
Pourquoi, malgré tout, suis-je heureuse de mon sort,
Cloîtrée à mon foyer "à la vie, à la mort" ?...
Mais le ciel gris cache parfois des tempêtes,
Des orages fous, il en est dans ma tête :
L'envie de tout nettoyer et de repartir,
De mener une double vie, ou de mourir,
Des rêves de soleil, d'amour, de tendresse,
Au lieu des mots, et de la vie , qui me blessent...
Mais qu'est-ce qu'un rêve que l'on ne fait pas à deux
Connaissez-vous, vous, des solitaires heureux ?
Les tornades de passion, les torrents d'amour
Seront-ils seulement dans ma tête toujours ?
Face aux "amis" qui ne le sont qu'en façade
Y a-t-il mieux qu'un sourire de parade,
Quand, en moi, se bousculent les mots de mon cœur,
Le besoin de tendresse, l'amour et la peur ?
Sous la pluie, la route glisse, dangereuse,
Et mes angoisses me laissent malheureuse...
Mon cœur est si grand, il est fait pour tant aimer,
Comme un ciel d'orage, la vie est compliquée.
Aurai-je un jour le droit de t'aimer en face,
D'avoir pour chacun dans mon cœur une place?
© Clementia

SI C'ETAIT CELA L'AMOUR ?...
Penser tout le temps à celui qu'on aime, même quand des kilomètres vous en séparent,
Lui faire totalement confiance, ne pas douter de lui, se sentir rassuré près de lui,
L'aimer tel qu'il est, ne rien vouloir changer en lui
(être touché même par ses manies ou ses imperfections, parce qu'elles sont lui, qu'elles nous parlent de lui et de sa manière d'être),
Tellement penser à lui qu'il est toujours présent en nous, et que chaque petit rien du quotidien nous fait encore penser à lui...
Aimer quelqu'un, c'est aussi savoir accepter de renoncer à lui si on voit que son bonheur est ailleurs, si sa vie sans nous est ce qu'il souhaite,
C'est vouloir surtout son bonheur à lui, être heureux tout simplement de savoir qu'il est heureux...
Voilà un peu à quoi ressemble pour moi l'amour,
voilà comment je conçois qu'il faut aimer,
voilà comment j'essaie d'aimer celui qui est dans toutes mes pensées, celui qui est dans mon coeur parce que son âme est en beaucoup semblable à la mienne.
© Clementia
15 septembre 2005

KARMA
Tournée vers l'horizon
Et adossée au chêne
Je guettais la question
Qui résoudrait ma peine
Qui souffla la réponse
Les cieux ou la forêt
Ou ma voix intérieure
Mais j'ai vite compris
Tu m'avais prévenue
Que nous ne devions pas
Je risquais de souffrir
Mais j'avais fait ce choix
J'avais tant fait souffrir
Voila que je souffrais
Tant provoqué de larmes
Voila que je pleurais
Mis fin à mes amours
Mais là c'était mon tour
J'avais abandonné
Mais j'étais rejetée
J'avais souvent menti
Voila qu'elle mentait
J'avais parfois triché
Maintenant je perdais
J'avais besoin de toi
Mais respectant ton choix
Je me suis effacée
Sans cesser de t'aimer
Pouvais-je t'en vouloir
N'avais-tu pas compris
Que tu étais ma vie
Mon parfait complément
Tout comme a dit le sage
A qui je rends hommage
Nul n'est ton ennemi
Tous sont tes instructeurs
© Clementia
10 décembre 2005 - 04 janvier 2006
